Nos engagements pour les TIC

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Agir au niveau des infrastructures pour améliorer le débit et faire baisser les tarifs :

* S'agissant du HD (Haut Débit) : l’ensemble des opérateurs proposent aujourd'hui des offres coûteuses, pour un débit Internet insuffisant. Qui n'a pas dit devant son ordinateur «ça rame», ce n'est pas normal ! Je voudrais que les Réunionnais arrêtent de ramer à prix fort !

Cela pourquoi ?

- une des spécificités du haut débit à La Réunion provient du fameux goulot d’étranglement que constituent les câbles sous-marins pour l’acheminement des données vers les grands centres d’échanges mondiaux.

Aujourd'hui entre la Métropole et La Réunion, il n’existe qu’un seul câble sous-marin : le câble SAFE. Avec des coûts assumés par des opérateurs et répercutés naturellement sur les abonnés.

Pour garantir un volume et encourager une baisse des tarifs : Je propose que la Région, en tant que collectivité compétente achète en masse de la bande passante.

Un engagement évalué à 15 millions d’euros, dans le cadre d’un appel d’offre qui mettra en compétition tous les membres du consortium du câble sous-marin pour faire jouer la concurrence)

Cette décision permettra l'accès au haut débit dans les 6 mois pour une durée de 12 ans et mécaniquement une baisse du tarif.

Sur un calendrier de 6 mois pour la mise en œuvre opérationnelle, cet engagement répond à une préoccupation d'égalité d'accès et quasiment de tarif car nous demanderons en contrepartie aux opérateurs une baisse du prix de l’abonnement moyen ! (le différentiel serait ramené de l'ordre de 9€ par rapport à la Métropole selon l’indication du rapport de l’ARCEP, l’autorité des communications)

 

* S'agissant du THD (Très Haut Débit)

Le très haut débit est la phase suivante qui peut également être mise en place rapidement. Nous avons proposé au Président de La République de pouvoir bénéficier du Grand Emprunt et du label THD pour que La Réunion soit précurseur sur le déploiement d'un réseau THD. Nous ne voulons plus être à la traîne mais être un véritable fer de lance de la Révolution numérique. Nous sommes dans une société de la communication, nous devons être volontaires et aider les entreprises à se développer pour créer de l’emploi durable dans le secteur de l’Internet.


Agir pour soutenir l'activité cibler et renforcer les aides régionales

* Pour la création d'entreprises

  • Il existe aujourd’hui des pépinières d’entreprises semi-publiques (ex / SEMIR) qui ont vocation à soutenir les porteurs de projets et développer les activités : nous devons impérativement développer ce type de pépinières et les soutenir dans leurs équipements.

  • La mise en place de « PEPINIERES TIC », dans lesquelles les jeunes et les entrepreneurs pourraient développer des stratégies de développement et de conquête dans une logique de clusters, trouver tous les services leur permettant de concrétiser leurs projets, est essentielle pour contribuer à un véritable envol et ainsi développer les offres, ainsi que l’emploi.

  • Il faut se donner tous les moyens d’entreprendre dans un secteur encore inexploité et porteur d’emplois à La Réunion et partout dans le monde.

 

* S'agissant de la formation

Le secteur de l’Internet à La Réunion, représente aujourd'hui un potentiel de création d’environ 1000 emplois qualifiés par an quand seulement 200 personnes sont « disponibles » à La Réunion par an. L'inadéquation entre la formation et l'offre est flagrante !

Les métiers de demain (spécialistes en logistique, spécialistes de réseaux...) vont être générés par les technologies de l’information et de la communication.

Il est URGENT de mettre en place des formations génératrices d’emploi. La Région est totalement « déconnectée » de la réalité en matière de besoin de formation !

 

Je m’engage à développer de filières de formation dans le domaine des NTIC pour répondre aux demandes des entreprises basées à La Réunion, mais aussi offrir une alternative à ceux qui veulent avoir une expérience en Métropole et dans le monde entier. Je veux aussi travailler sur la formation des plus âgés et des séniors qui ne doivent pas rester en marge de cette révolution numérique et subir une nouvelle forme d'exclusion - C'est un nouveau type de « service à la personne » qui s'ouvre à grande échelle pour ne pas créer une Réunion à deux échelles.

 

* S'agissant des TIC dans les lycées : une priorité éducative absolue

Réduire la fracture numérique, c’est aussi donner les moyens à tous de travailler le plus rapidement avec les outils d’aujourd’hui et de demain. Une démocratisation et une appropriation de l'outil informatique.

Je propose une mesure forte, une mesure juste :

- la mise à disposition d'un ordinateur à tous les lycéens réunionnais.

Là encore la maîtrise de l’outil informatique en sortant du lycée, reste un gage d'ouverture, mais aussi d'intégration dans le monde des études et du travail. Aucune entreprise ne travaille aujourd’hui sans l’outil informatique. Ne pas former tous les lycéens à cet outil est tout simplement irresponsable. Et que l'on ne me dise pas que tous les jeunes ont un ordinateur – ce n'est pas vrai – je côtoie tous les jours des familles qui me parlent de cette inégalité dans le cadre du parcours scolaire.

- le coût pour la collectivité régionale sera de 4,5 millions d'euros par an sur 3 ans (les ordinateurs seront fournis chaque année aux élèves entrant en seconde, il leur appartiendra d’en prendre soin !).

  • 4.5 millions d’euros, (soit à peine 8% de l’enveloppe budgétaire du projet MCUR pour 2010.)

Ce concept « cartable numérique » d'ailleurs déjà expérimenté dans d'autres régions contient toute une série de logiciels libres classiques pour un utilisateur informatique tout ce qui est nécessaire pour aider le jeune à ce familiariser avec l'environnement informatique et s'ouvrir au monde.

 

En conclusion

Le constat sans équivoque de la lenteur, des mauvais choix budgétaires de la Région Réunion et de l’absence de stratégie de développement, ont conduit La Réunion à être à la traîne de l’Internet en France et dans l’Océan Indien.

Notre ambition est :

  • de rompre enfin la fracture numérique.

  • de redonner confiance en créant des perspectives de nouvelles activités et un pôle d'excellence en plaçant La Réunion comme la nouvelle « silicon valley ».